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قراءة كتاب Notes and Queries, Number 219, January 7, 1854 A Medium of Inter-communication for Literary Men, Artists, Antiquaries, Genealogists, etc.
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Notes and Queries, Number 219, January 7, 1854 A Medium of Inter-communication for Literary Men, Artists, Antiquaries, Genealogists, etc.
to the family connexion of its author: it is an Irish work with regard to the place of his nativity. It is an English work as to the scenes which it represents; a French work as to the language in which it was written; a Dutch work as to the country in which it came to light. It was formerly printed anonymously: it has since borne the name of its author. It was formerly printed for public sale: it has been twice printed for private circulation. It was formerly classed as fiction: it is now believed to be history.
But we have too many enigmas in the annals of literature, and I must not add to the number. The work to which I allude is the Mémoires du comte de Grammont par le comte Antoine Hamilton.
The various indications of a projected re-impression of the work remind me of my portefeuille Hamiltonien, and impose on me the task of a partial transcription of its contents.
Of the numerous editions of the Mémoires de Grammont as recorded by Brunet, Renouard, or Quérard, or left unrecorded by those celebrated bibliographers, I shall describe only four; which I commend to the critical examination of future editors:
1. "Mémoires de la vie du comte de Grammont; contenant particuliérement l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre, sous le regne de Charles II. A Cologne, chez Pierre Marteau, 1713. 12o, pp. 4 + 428.
"Avis du libraire.—Il seroit inutile de recommander ici la lecture des mémoires qui composent ce volume: le titre seul de Mémoires du comte de Grammont réveillera sans doute la curiosité du public pour un homme qui lui est déjà si connu d'ailleurs, tant par la réputation qu'il a sçu se faire, que par les différens portraits qu'en ont donnez Mrs. de Bussi et de St. Evremont, dans leurs ouvrages; et l'on ne doute nullement qu'il ne reçoive, avec beaucoup de plaisir, un livre, dans lequel on lui raconte ses avantures, sur ce qu'il en a bien voulu raconter lui-même à celui qui a pris la peine de dresser ces mémoires.
"Outre les avantures du comte de Grammont, ils contiennent particuliè[re]ment l'histoire amoureuse de la cour d'Angleterre, sous le regne de Charles II; et, comme on y découvre quantité de choses, qui ont été tenues cachées jusqu'à présent, et qui font voir jusqu'à quel excès on a porté le déréglement dans cette cour, ce n'est pas le morceau le moins intéressant de ces mémoires.
"On les donne ici sur une copie manuscrite, qu'on en a reçue de Paris: et on les a fait imprimer avec le plus d'exactitude qu'il a été possible."
The above is the first edition. The imprint is fictitious. It was much used by the Elzévirs, and by other Dutch printers. The second edition, with the same imprint, is dated in 1714 (Cat. de Guyon de Sardière, No. 939.). The third edition was printed at Rotterdam in 1716. The avis is omitted in that edition, and in all the later impressions which I have seen. Its importance as a history of the publication induces one to revive it. There is also an edition printed at Amsterdam in 1717 (Cat. de Lamy, No. 3918.); and another at La Haye in 1731 (Cat. de Rothelin, No. 2534*). Brunet omits the edition of 1713. Renouard and Quérard notice it too briefly.
2. "Memoires du comte de Grammont, par monsieur le comte Antoine Hamilton. Nouvelle edition, augmentée d'un discours préliminaire mêlé de prose et de vers, par le même auteur, et d'un avertissement contenant quelques anecdotes de la vie du comte Hamilton. A Paris, chez la veuve Pissot, Quay de Conti, à la croix d'or. 1746." 12o. pp. 24 + 408.
"Avertissement. Le public a fait un accueil si favorable à ces Mémoires, que nous avons crû devoir en procurer une nouvelle edition. Outre les avantures du comte de Grammont, très-piquantes par elles-mêmes, ils contiennent l'histoire amoureuse d'Angleterre sous le regne de Charles II. Ils sont d'ailleurs écrits d'une maniére si vive et si ingénieuse, qu'ils ne laisseroient pas de plaire infiniment, quand la matiére en seroit moins interessante.
"Le héros de ces Mémoires a trouvé dans le comte Hamilton un historien digne de lui. Car on n'ignore plus qu'ils sont partis de la même main à qui l'on doit encore d'autres ouvrages frappés au même coin.
"Nous avons enrichi cette edition d'un discours mêlé de prose et de vers, où l'on exagére la difficulté qu'il y a de bien répresenter le comte de Grammont. On reconnoîtra facilement que ce discours est du même auteur que les Mémoires, et qu'il devoit naturellement en
orner le frontispice. Au reste il ne nous appartient point d'en apprécier le mérite. Nous dirons seulement que des personnes d'un goût sûr et délicat le comparent au Voyage de Chapelle, et qu'ils y trouvent les mêmes graces, le même naturel et la même légereté.
"Il ne nous reste plus qu'à dire un mot de M. Hamilton lui-même, auteur de ces mémoires, et du discours qui les précede.
"Antoine Hamilton dont nous parlons, étoit de l'ancienne et illustre maison de ce nom en Ecosse. Il nâquit en Irlande. Il eut pour pére le chevalier Georges Hamilton, petit-fils du duc d'Hamilton, qui fut aussi duc de Châtelleraud en France.
"Sa mére étoit madame Marie Butler, sœur du duc d'Ormond, viceroi d'Irlande, et grand maître de la maison du roi Charles.
"Dans les révolutions qui arrivérent du tems de Cromwel, ils suivirent le roi et le duc d'Yorck son frére qui passérent en France. Ils y amenérent leur famille. Antoine ne faisoit à peine que de naître.
"Lorsque le roi fut rétabli sur son trône, il ramena en Angleterre les jeux et la magnificence. On voit dans les mémoires de Grammont combien cette cour étoit brillante; la curiosité y attira le comte de Grammont. Il y vit mademoiselle d'Hamilton, il ne tarda pas à sentir le pouvoir de ses charmes, il l'épousa enfin; et c'est la tendresse qu'Antoine avoit pour sa sœur, qui l'engagea à faire plusieurs voyages en France, où il étoit élevé, et où il a passé une partie de sa vie.
"M. Antoine Hamilton étant catholique, il ne put obtenir d'emploi en Angleterre; et rien ne fut capable d'ébranler ni sa religion, ni la fidélité qu'il devoit à son roi.
"Le roi Jaques étant monté sur le trône, il lui donna un regiment d'infanterie en Irlande et le gouvernement de Limeric. Mais ce prince, ayant été obligé de quitter ses etats le comte Hamilton repassa avec la famille royale en France. C'est-là et pendant le long séjour qu'il y a fait, qu'il a composé les divers ouvrages qui lui ont acquis tant de réputation. Il mourut à S. Germain le 21 Avril 1720. dans de grands sentimens de piété, et après avoir reçu les derniers sacremens. Il étoit âgé alors d'environ 74 ans. Il a mérité les regrets de tous ceux qui avoient le bonheur de le connoître. Né sérieux, il avoit dans l'esprit tous les agrémens imaginables; mais ce qui est plus digne de louanges, à ces agrémens, qui vent frivoles sans la vertu, il joignoit toutes les qualitéz du cœur."
If the above avertissement first appeared in 1746, which I have much reason to conclude, this is certainly a very important edition. The biographical portion of the advertisement is the foundation of the later memoirs of Hamilton. In the Moréri of 1759, we have it almost verbatim, but taken from the Œuvres du comte Antoine Hamilton, 1749. Neither Brunet, nor Renouard, nor Quérard notice the edition of 1746. The copy which I have examined has the book-plate G. III. R.
3. "Memoires du comte de Grammont, par le C. Antoine Hamilton. 1760." [De l'imprimerie de Didot, rue Pavée, 1760.] 12o. I. partie, pp. 36 + 316. II. partie, pp. 4 + 340.

